Non, je ne regrette rien !

English will follow -


Lorsque j’ai débuté comme courtisane, j’étais assoiffée de liberté – d’où l’origine de mon nom. Je vais peut-être vous étonner, mais, dans la jeune vingtaine, je manquais terriblement de confiance en moi. C’est à la suite d’une relation avec un homme contrôlant et si peu porté sur le sexe que j’ai entrepris une thérapie. C’est aussi à ce moment que j’ai décidé de tracer ma voie dans ce monde de volupté. Je ne voulais pas simplement rattraper le temps perdu, aller au-delà de la carence sexuelle : c’était une façon de m’affirmer, de me sentir belle et de vivre de folles aventures. 7 ans plus tard, comme le dirait Édith Piaf, je ne regrette rien, rien de rien : j’ai rencontré des amants et des collègues magnifiques, qui m’ont permis de découvrir de nouvelles réalités, d’explorer un monde de plaisirs qui m’était jusqu’ici inconnu.

À 34 ans, j’ai décidé depuis un bon moment que je ne voulais pas d’enfant. Enfin, dans le sens traditionnel du terme : la famille modèle de banlieue, très peu pour moi. Mais, je caresse depuis longtemps le désir de devenir famille d’accueil - pour mettre un peu de soleil dans le cœur des p’tits bums blessés par la vie.

Je ne suis pas encore prête à faire le grand saut, Il me reste beaucoup à faire pour ficeler ce projet - dont arrêter le travail du sexe. En effet, malheureusement, même encore en 2022, le stigma et la criminalisation entourant ma profession font en sorte que je ne peux amorcer ces démarches et continuer d’être Gabrielle. Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre ma retraite en tant que courtisane.

Avant de quitter ce monde de plaisirs, j’ai envie de m’offrir un dernier tour de piste : une année pour batifoler et dire au revoir à des amants qui m’ont permis d’évoluer et de devenir la femme que je suis aujourd’hui. Depuis mes débuts, j’ai décidé de faire les choses à ma façon en créant le concept de Chez Laliberté, ou en introduisant le concept de «feminist pornstar experience» dans le champ des possibles, et j’entends bien continuer ainsi.

C’est donc tout en douceur que j’amorce cette année de changements, de grands bouleversements. Je commence par remettre ce blogue au désordre du jour, mais plusieurs autres surprises sont à venir dans les prochaines semaines et mois. Mon cachet va changer, mais aussi mes services : certains vont disparaitre, et d’autres vont émerger. Une chose est certaine, je ne mets pas une croix sur les rencontres de type Chez Laliberté, bien au contraire, j’ai de belles surprises à venir pour vous.

J’ai toujours cette soif de vivre, de vivre une vie de liberté, et j’ai si hâte de vous retrouver.

D’ici là, je vous embrasse tendrement, sincèrement et fougueusement….

Gabrielle Laliberté


Non, je ne regrette rien !


When I started out as a courtesan, I had a thirst for liberty – hence the origin of my name.

Perhaps it will surprise you, but in my twenties, I had a severe lack of confidence. It’s only after a relationship with a controlling and sex deprived man that I went to therapy. It’s also at that time that I decided to find my way in this world of delights. I didn’t only want to make up for lost time, go beyond sexual deprivation : it was a way to affirm, to feel beautiful and to live crazy adventures. 7 years later, as Édith Piaf would say, « je ne regrette rien, rien de rien » - I regret nothing, nothing at all : I met magnificent lovers and colleagues who allowed me to discover new realities, to explore a world of pleasures that was until then unknown to me.


At 34 years of age I’ve decided for a good while that I did not want children. At least, not in the traditional sense of the term : the model family from the suburbs is not for me. However, I’ve been caressing the desire of becoming a foster family – to help put a bit of sunshine in the hearts of little bums hurt by life.

I am not ready to make the big leap, I still have a lot to do to finalize this project – including ending sex work. Indeed, sadly still in 2022, the stigma and criminalization around my profession makes it so I can’t start the process while still being Gabrielle. That is why I’ve decided to retire as a courtesan.


Before leaving this world of pleasures, I want to offer myself a final lap of sorts : one year to frolic and say goodbye to the lovers who have allowed me to evolve and become the woman I am today. Since my beginnings, I’ve decided to do things my way by creating the Chez Laliberté concept, or by introducing the «feminist pornstar experience» in the field of possibles, and I intend to keep it that way.


So it is gently that I’m beginning this year of changes, of great upheavals. I am starting by putting this blog back to the disorder of the day, but many other surprises will be coming in the next weeks and months. My rates will change, but also my services : some will disappear and some will emerge. One thing is certain, I am not crossing out Chez Laliberté encounters, in fact I have many beautiful surprises ahead for you.


I still have this thirst for life, to live a life of liberty, and I am so eager to see you again.

Until then, I kiss you tenderly, sincerely and passionately

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